Lois et Réglementations

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Interdiction des arômes d’E-liquides à San Francisco

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Le vote contre la commercialisation des arômes e-liquides a finalement penché en faveur des anti-vapes. Après un résultat écrasant de 69 % contre 31%, les boutiques sont contraintes de bannir les liquides aromatisés, et dans une large mesure de condamner les vapoteurs en général à rechercher d’autres alternatives pour quitter la cigarette.

Un faux débat qui ciblait expressément la vape

En Europe, une réglementation particulière régit l’écosystème de la vape en l’incorporant dans la famille des produits du tabac. Cette catégorisation n’a rien d’illégitime dans le cadre d’utilisation de la nicotine dans les e-liquides, et c’est la FDA qui se charge officiellement de son application.

La communauté du vapotage n’aura pas trouvé grand-chose à infirmer sur cette législation d’autant plus que cette dernière sert de balise contre les abus et la concurrence déloyale. Là où le bât blesse, c’est lorsque le lobby anti-vape tente d’influencer les institutions à partir de cette situation pour disqualifier complètement la vape par le biais du tabac.
L’Etat de San Francisco a été contraint de faire voter une loi anti-vape après les revendications des parents sur le potentiel grandissant des arômes liquides (arômes naturels, arômes synthétiques) à entraîner les jeunes vers la cigarette. Une étude faite par le Center for Tobacco Control Research and Education de l’Université de Californie a été utilisée comme poudre de feu afin d’attaquer le vapotage.

Dans cette perspective, aucune défense ne peut être affectée à l’arôme liquide, ni même à la cigarette électronique du fait que celle-ci est catégorisée produits du tabac, qu’elle émane les sensations de la cigarette et s’utilise comme tel. Pourtant, l’objectif principal de l’-ecig est de restreindre la consommation de nicotine à partir d’un alibi aromatique et non le contraire, un concept qui n’aura pas pesé notamment.

La vape trop jeune pour se défendre

L’e-liquide est dangereux pour la santé. Il contient de la nicotine et quelques éléments chimiques, c’est un fait et personne ne le conteste. Pourtant comparé à la cigarette, vapoter ne présente que 5% de risque et en 10 ans, une e-cig n’a causé aucun mort. C’est à partir de cette vision que la population doit orienter son jugement. En effet, l’e-liquide est le substitut tabac le plus efficace capable de sauvegarder la santé publique..

Des études ont montré qu’un sevrage nicotinique par l’e-liquide tabac avait un taux de réussite de 26 % (le cas des français par exemple) par rapport aux autres alternatives. L’efficacité de ce remède repose à partir de la déclinaison de la dépendance par le biais des arômes liquides, qui viendront remplacer le besoin nicotinique par des saveurs diversifiées. Malheureusement, la communauté de San Francisco a pris de revers ce système de fonctionnement et accuse la saveur liquide d’entraîner les jeunes, ce qui n’est pas faux, mais avec un pourcentage relativement faible.

Au final, la réglementation de la vape à San Francisco a condamné l’arôme e-liquide pour de mauvaises raisons que sont ses liaisons avec le tabac. Cependant, les manufacturiers de la cigarette peuvent survivre à ce genre de procès par leur fortune tandis que la vape ne peut faire face à une simple loi anti-vape, car elle n’a pas eu le temps de s’élargir et de poser ses bases, une bien triste situation. Dans un autre contexte, cette nouvelle risque de basculer le monde du vapotage aux Etats-Unis, voire le monde entier pour les mêmes raisons de fébrilité constatées à San Francisco. A l’heure actuelle, d’autres régions se préparent à la mise en œuvre d’un projet de loi similaire sous l’influence du lobbying intenable des anti-vapes.


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